Les intoxications (part 2)
- Florence Masselot
- 19 mai
- 3 min de lecture
Après avoir parlé des intoxication alimentaires ou aux plantes, on va parler des insectes et des impacts qui peuvent avoir sur nos z'animos. dans la partie 3, j'essaierai de vous parler de la conduite à tenir en cas d'intoxication mais vous trouverez plein de rééls de vétérinaire qui vous alertent, genre @jess_is_a_vet (mais y'en a d'autres et je vous ferais sûrement un article sur tous les vétos que je suis).

Les chenilles processionnaires :
Il existe 2 sortes de chenilles processionnaires, celle du pin et celle du chêne.
Si elles sont problématiques, c'est surtout par rapport à leurs poils qui sont urticans et que l'insecte libère lorsqu'il sent un danger. Tout comme le feraient des harpons miniatures, ces poils s’ancrent dans l’épiderme du chien ou du chat s’il a le malheur de venir renifler une chenille, ou pire, de l’ingérer. Ils peuvent également se fixer dans les yeux ou les voies respiratoires et sont responsables de troubles graves et parfois mortels.
La chenille processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa) et la chenille processionnaire du chêne (Thaumetopoea processionea) sont des insectes venimeux urticants de la famille des lépidoptères (papillons). Ce sont des insectes forestiers dont on constate l’expansion du sud vers le nord sous l’effet du changement climatique. On les retrouve également de plus en plus en milieu urbain et elles constituent un problème sanitaire non seulement pour les animaux (de compagnie et de rente) mais aussi pour les humains !
Elles sont reconnaissables à leurs poils urticants orangés (chenille du pin) ou blancs argentés (chenille du chêne).
Lorsque l’animal envenimé se gratte pour retirer les poils urticants, ces derniers se cassent et libèrent alors une protéines toxiques appelée thaumétopoéine qui est responsable des troubles.
Ainsi, face à une telle situation, il est d’abord conseillé de mettre des gants pour éviter de se faire soi-même contaminer par les poils. Ensuite, il faut rincer abondamment l’animal et y compris l’intérieur de sa bouche s’il s’agit de la zone touchée avant de le conduire, en urgence, chez un vétérinaire.
Le crapaud :
Le principal danger des crapauds réside dans les toxines qu'ils sécrètent. Leurs glandes parotoïdes et leur peau libèrent des substances chimiques irritantes et potentiellement létales lorsqu'elles sont menacées. Ces toxines, connues sous le nom de bufotoxines, ont des effets particulièrement néfastes sur les chiens. Lorsqu'un chien lèche ou mord un crapaud, ces toxines sont rapidement absorbées par les muqueuses buccales et gastro-intestinales.
Les bufotoxines agissent principalement sur le cœur, le système nerveux central et peuvent provoquer des troubles électrolytiques conduisant à des arythmies cardiaques sévères.
Les crapauds sont nocturnes (vivent la nuit) et ils preférent les environnements un peu à beaucoup humides. Comme ils sortent beaucoup la nuit pour se nourrir et se reproduire, c'est à ce moment là qu'il existe le plus de chances qu'ils rencontrent inopinément notre animal ! Nos toutous, comme ils expolorent tout avec leur gueule, sont généralement plus à risque que les minous.
Attention, tous les crapauds ne sont pas dangereux.
Les serpents :
Il existe en France, 4 types de serpents venimeux :
La vipère aspic : Cette vipère est largement répandue en France métropolitaine. Elle se reconnaît par sa tête triangulaire et ses motifs dorsal en zigzag.
La vipère péliade : Moins courante que l'aspic, elle partage néanmoins certaines régions avec cette dernière. Son motif dorsal en zigzag est également distinctif.
La vipère d'Orsini : Plus rare et protégée, elle se trouve surtout dans certaines zones montagnardes du sud-est de la France.
La couleuvre de Montpellier : Seule couleuvre venimeuse française, elle est localisée sur le sud de la France, dans l'Hérault.
Ces serpents sont généralement discrets et préfèrent fuir plutôt que d’attaquer. Toutefois, une rencontre accidentelle peut mener à une morsure si le serpent se sent menacé.
"Le chien doit rester tranquille et se reposer, car le venin se répand plus vite avec l’activité musculaire. Il faut porter un petit chien, mais si possible aussi éviter qu’un grand chien ne se déplace tout seul. La morsure ne doit pas être aspirée ou refroidie et la circulation ne doit pas être coupée." selon le site Anicura.
Nous avons vu ce qui peut faire du mal à nos animaux, maintenant, je vais essayer de vous dire comment y réagir. Toutes ces infos et ces conseils je le rappelle, sont donnés par l'i-cad, les urgences vétérinaires, le centre anti-poison animal et Anicura France.



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